Bonne gouvernance

Leadership : au-delà du titre, retrouver le sens de la responsabilité

Introduction

En marge de la croisade de prière organisée par le parti au pouvoir « le CNDD-FDD », le Secrétaire Général de ce parti a fait l’éloge des réalisations faites par l’ancien Président de la République feu Jean Baptiste BAGAZA au cours d’une période de 10ans seulement. Pour ce, PARCEM a sorti une analyse en rapport avec ces déclarations.

 

Les Réalisation du Président BAGAZA

 PARCEM se réjouit des propos tenus par le Secrétaire Général du parti au pouvoir comme quoi il faisait des louanges au régime du Président Jean Baptiste BAGAZA par rapport  à ses réalisations spectaculaires pendant une période de 10 ans au pouvoir.

 

Au cours de cette période du régime du Président BAGAZA ; des infrastructures de modernisation de notre pays ont été construites, notamment des routes, des barrages hydro-électriques, de l’adduction de l’eau, des industries, des bâtiments publiques, de la modernisation des stations de lavage du café, de la production du café, de l’exportation du thé et du coton et de la modernisation de l’agriculture à travers les sociétés de développement régionale.

 

Même au niveau sécuritaire, la construction des camps militaires modernes comme le camp MWARO a été réalisée sous ce régime.

 

L’absence d’un Leadership éclairé et visionnaire

PARCEM se réjouit du fait que ce Secrétaire Général  a dénoncé le leadership actuel qui n’est pas en train de jouer le rôle qui est le sien pour tirer le Burundi des affres de la pauvreté et des difficultés endémiques dans lesquelles il est plongé. 

 

Actuellement nous venons de passer 5 ans sans approvisionnement en carburant suffisant. Au 21ème siècle, c’est inimaginable de voir  des gens qui marchent à pied suite au manque de bus.  

 

On fait face aussi à la pénurie des boissons BRARUDI qui ne sont plus sur le marché en quantité suffisante et  des engrais chimiques qui ne sont plus disponibles au temps voulu et  en quantité suffisante.  On constate également  des retards dans le paiement aux agriculteurs du café et du maïs. On arrive même à se heurter  au manque des médicaments. Il persiste une inflation  galopante qui frappe en plein fouet tous les ménages et qui renforce la paupérisation de la population Burundaise de même que les  devises qui manquent toujours. La  jeunesse qui a perdu l’espoir essaie de partir à l’étranger. Les fonctionnaires désertent leurs postes à la fonction publique.

 

Malheureusement, on dirait que c’est une préparation sciemment organisée car on crée des entreprises de monopole qui entretiennent des économies de rente et qui causent des difficultés à la population ; on a instauré un monopole dans la fourniture des engrais chimiques et dans l’achat du maïs par l’ANAGESSA ; on se heurte au retard de paiement au niveau de la production du café ; on fait face aux abus de la SOPEBU qui prend des sanctions aux gens qui souffrent déjà de la pénurie du carburant à laquelle on ajoute le tort de la punition.

 

Le constant amer est que le  Gouvernement n’arrive pas à sévir contre les corrupteurs, les détourneurs des deniers publics et ceux qui pillent les caisses de l’Etat sans vergogne. On continue à crier qu’il y a des gens qui gênent le pouvoir mais on ne comprend pas pourquoi le Gouvernement ne peut pas prendre des mesures sévères contre ces gens qui affichent un comportement de bas étage.

L’année 2026 commence : Quelles priorités et Quelles perspectives pour notre pays ?

En ce début d’année 2026, PARCEM vient de sortir une analyse intitulée : « L’année 2026 commence : Quelles priorités et Quelles perspectives pour notre pays ? ». 

Suivez l'intégralité de la conférence de presse en cliquant sur ce lien : 

https://parcem.org/images/PDF/2026/Conference%20de%20presse/Rapport%20de%20la%20Conference%20de%20presse%20du%2020%20Janvier.pdf

"Rentrée judiciaire : un rendez-vous crucial pour renforcer la confiance entre la justice et le citoyen"

Le mois de septembre touche à sa fin alors que la rentrée judicaire n’est pas encore officiellement organisée. De plus, cet évènement n’a pas été officiellement organisé l’année passée. C’est dans ce contexte que PARCEM a sorti une analyse pour exprimer son inquiétude par rapport à cette situation.

 

PARCEM rappelle que l’organisation officielle de la rentrée judicaire est une occasion forte pour évaluer le secteur de la justice en débattant sans faux fuyant sur les défis et les enjeux de ce secteur.

 

Le secteur de la justice dans la vie de la nation est très important car là où la justice est en congé on ne parlera pas de la bonne gouvernance ; il y a la violation des droits de l’homme ; la protection des criminels ; le recul de la démocratie ; le recul du développement économique car aucun opérateur économique ne viendra investir son capital dans un pays où la justice ne protège pas les investisseurs.

 

Actuellement, on constate que le ministère de la Justice est miné par plusieurs problèmes que ça soit au niveau du recrutement, de la promotion et du traitement des magistrats ; de la problématique de l’indépendance de la magistrature et de l’inspection de la justice. C’est tout ’une somme de problèmes qui hantent ce secteur et qui l'handicapent.

 

Le gouvernement devrait fournir un effort pour que ce secteur soit traité avec force pour que les problèmes liés au développement économique, au droit de l’homme, à la démocratie trouvent solution. Le secteur de la justice reste fondamental dans la recherche de la solution à tous les problèmes.

Vision 2040–2060 : Quelle place pour la diaspora dans la transformation nationale ?

Du 29 au 31/2025 s’organise la semaine  de la diaspora au tour du thème « Contribution de la diaspora dans la mise en œuvre de la vision 2040-2060 ». A l’occasion de cette dite semaine, PARCEM a sorti en cette date du 31 juillet 2025 une analyse en rapport avec le rôle de la diaspora dans le développement économique du Pays.

 

Rôle de la diaspora dans le développement économique du Pays

Selon les estimations de la Banque Mondiale « BM » et d’autres experts comme  le Fonds Monétaire internationale « FMI » on a constaté que le montant de fonds transférés dans les pays en voie de développement par les diasporas est supérieur au montant de l’aide publique au développement, ce qui signifie que les diasporas des pays jouent un rôle très important dans le transfert des revenus.

 

Comment évaluer l’impact des actions de la diaspora dans le développement ?

Pour évaluer cet impact, on évalue d’abord l’état des investissements de la diaspora dans le pays ; les transferts de revenus en devises ; les dépenses que les membres de la diaspora peuvent effectuer dans le pays d’origine au moment de leur séjour suite à leurs différentes activités et consommations occasionnées. Cela doit être évalué par les banques centrales des pays ou autres agences et structures gouvernementales ou non gouvernementales qui produisent des études régulières.

 

Le Burundi dispose d’une diaspora ; mais, aucune agence ou structure ne produise annuellement une étude sur l’impact des investissements de la diaspora au Burundi. Il en est de même pour la Banque de la République du Burundi « BRB ».  Autrement dit, on ne peut pas cadrer l’impact des transferts des revenus de la diaspora au sein de la balance des paiements, pourtant c’est delà que l’on pourrait constater le vrai rôle de la diaspora Burundaise.

 

Les problèmes auxquels se heurtent les transferts des revenus de la diaspora Burundaise

Il est donc à comprendre qu’au Burundi, les problèmes liés à l’environnement des affaires aujourd’hui et qui entravent l’entrée des investissements directs étrangers entravent aussi les investissements de la diaspora. En effet, quoi que Burundais, on ne peut pas venir investir dans son pays s’il subsiste un climat des affaires non favorable. Personne ne peut consentir d’aller investir dans un pays, que ce soit celui de son origine, s’il y a des problèmes liés à la gouvernance, à la corruption, à la justice, etc. Ces derniers problèmes ne s’épargnent pas d’handicaper les transferts des revenus de la diaspora.

 

Encore une fois, les divisions au sein  des diasporas suite par exemple à la cohésion nationale et sociale qui n’est pas bien cimentée dans leurs pays d’origine constituent aussi un grand problème.

 

Aujourd’hui, on sait que la diaspora Burundaise est divisée. Cette situation est à comprendre comme la plupart des Burundais sont partis à l’étranger entant que réfugiés et non en qualité d’experts en quête de travail à l’étranger, lequel travail les permettrait même  de pouvoir transférer des revenus dans leur pays, le Burundi. Ainsi donc, le déficit de la cohésion nationale et sociale influence le déficit de la rentabilité en revenus de la diaspora.

 

Le Gouvernement devrait tirer la leçon de cette situation pour inverser cette tendance. C'est-à-dire renforcer la cohésion nationale et sociale en vue de permettre aussi aux actions de la diaspora de produire des dividendes réelles et visibles.