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Session parlementaire d’octobre réservé au projet de loi des finances 2015.

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Lors d’un point de presse animé par Faustin NDIKUMANA, Représentant Légal de PARCEM, invite le Gouvernement Burundais à déposer le projet de loi des finances 2015 et le parlement à une discussion sérieuse dès  l’ouverture de la session d’octobre.

L’article 20 du décret  n°100/205 du 24 juillet 2012 portant sur la gouvernance budgétaire reprend sans ambages que le projet de loi des finances est transmis au Parlement au plus tard le premier lundi du troisième mois avant le début de l’exercice budgétaire. Autrement dit la session d’octobre devrait être réservée à la discussion budgétaire.

 Une discussion budgétaire permet aux citoyens de contribuer à travers leurs représentants à orienter le budget vers les  choix rationnels des dépenses publiques et débusquer tous les ombres budgétaires qui renforcent l’irrationalité et le manque de performance des dépenses.

 Voici quelques points sensibles :

A.     sur le fonds :

1.   ↔Au niveau de l’affectation budgétaire, il est inconcevable que la Présidence de la République puisse avoir un budget (plus de 30 millions) supérieur à celui de l’énergie et mines, du commerce et industrie ; de l’EAC et de l’environnement   réunis alors que nous sommes en situation de crise énergétique. Les grèves répétitives (bourses d’étudiants, enseignants) liées à l’insatisfaction des bénéficiaires  sont devenus monnaie courante; 

1.   L’endettement devient une question de plus en plus préoccupante car c’est enfin de compte le contribuable qui rembourse ;

      La question de justice fiscale et impact de la politique fiscale sur la croissance, ce qui ouvre le débat sur les exonérations ;

 1. La maitrise des charges de fonctionnement (masse salariale, subventions et transferts aux ménages, impact de la politique de charroi zéro);

 2 Problème de tarissement, des financements extérieurs sur la procédure, et de déblocage des fonds pour les grands projets  comme Jiji Murembwe;

A.     Sur la procédure :

 1 Le parlement devrait exiger d’abord la disponibilité du projet de loi de règlement budgétaire 2013 pour y déceler des éventuelles anomalies ;

 2 Traiter les rapports des comptes rendu d’exécution budgétaire jusqu’à fin septembre (1er, 2ème, 3ème trimestre) comme c’est prévu à l’article 27 du décret portant sur la gouvernance budgétaire ;

 1. S’enquérir de la situation des rubriques des produits et dépenses présentant une anomalie comme les produits de l’AMISOM, programme de plantation d’arbres fruitiers (avocatiers), régularité  des marchés publics etc.

 2 Exiger  que le ministre  des finances soit accompagné par le ministre de tutelle concerné pour défendre le budget de son programme en présentant le bilan de l’exercice antérieur au niveau des réalisations.