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Ukuri ku Biduhanze : état de la pauvreté au Burundi

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Dans la poursuite de sa campagne récemment lancée pour porter à la connaissance du public des vrais défis qui hantent le Burundi (Tumenye ukuri kubiduhanze), PARCEM vient d’animer une conférence de presse en date du 4 Avril 2019 sur l’état de la pauvreté au Burundi. PARCEM a mentionné les provinces les plus menacées, les conséquences et les manifestations de cette pauvreté. L’analyse de PARCEM s’est appuyée sur les publications de l’ISTEEBU.

 En effet, environ sept burundais sur dix vivent en dessous du seuil de pauvreté avec moins d’un 1USD/jour (1771 FBu). Depuis 2006, la pauvreté semble ne pas reculer plutôt elle s’amplifie. 

Selon l’enquête de l’ISTEEBU de 2014, 8 provinces dépassaient la moyenne nationale du taux de pauvreté monétaire: Muyinga : 84%, Ruyigi : 84%, Gitega : 79%,Cankuzo : 78%, Kayanza :77%, Kirundo : 76%, Karusi : 74% et Rutana : 69%. Cette enquête montre également les provinces qui dépassaient la moyenne nationale en conditions de vie àsavoir : Kirundo :87%, Cankuzo :86%, Ruyigi :85%, Karusi :81%, Gitega :78%, Muyinga:73%,Bubanza :72,5%, Kayanza :70%, Rutana :69% , Muramvya :68%

 

De façon globale, la pauvreté est plus accentuée en milieu rural qu’en milieu urbain. Ainsi, sous la dimension monétaire, la population est 3 fois plus pauvre en milieu rural qu’en milieu urbain et sous la dimension non monétaire, 11fois plus pauvre.

 

Au moment où le taux de pauvreté le plus élevé était de 82% à Kirundo en 2006, actuellement il y a certaines provinces qui dépassent 84% tandis que le taux de pauvreté à Bururi est passé de 60% à 69% la même période. Entre 2006-2014, la croissance économique en moyenne a été de 4.5 % et n’a fait reculer la pauvreté que de 3 points (67% à64%) alors que l’objectif était d’en réduire de moitié (67%à33%). C’est dire donc que la situation est terrible et dramatique.

 

Avec cette situation, il faut remarquer que cela entraine des conséquences graves notamment au niveau économique, institutionnel, politique et diplomatique, ce qui freine le bien-être du citoyen. Pour ce, PARCEM lance un vibrant appel au réveil de la conscience citoyenne pour que cet état de choses change, sinon, le pays va s’engloutir.