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UKURI KUBIDUHANZE : La place du Burundi dans les différents classements fâche !

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 Dans la poursuite de sa campagne récemment lancée pour porter à la connaissance du public des vrais défis qui hantent le Burundi (Tumenye ukuri kubiduhanze), PARCEM vient d’animer une conférence de presse en date du 21 Mars 2019 sur la place du Burundi dans divers classements internationaux et dans différents domaines. Ce point de presse est également animé après une publication du classement de 54 pays africains analysés à la loupe, Édition 2019. Selon ce classement, la place du Burundi devrait attirer l’attention de tous.

Tenez :

 

1.Au niveau du PIB/hab. : Avec un PIB/hab. d’autour de 300USD, le Burundi est le dernier en Afrique (surpopulation avec peu de production). Les autres pays de l’EAC ont plus de 600USD.

2.Au niveau de la croissance : Avec le taux de croissance annuel d’en dessous de 1%(2018), le Burundi est le dernier en Afrique alors que son taux de croissance démographique est l’un des plus élevés (3%) et son taux de fécondité d’environ 6 enfants/femme (l’un des plus élevés au monde) ;

3.Au niveau de l’indice de Développement Humain : l’indice de développement humain au Burundi est à la 185ème place sur 188 pays. Or, l’indice de Développement Humain combine trois dimensions (environnementale, sociale et économique) ;

4.Au niveau de l’indice de la faim : Au Burundi, l’indice de la faim d’environ 40% est l’un des plus élevés du monde ; d’où le peuple burundais est l’un des plus affamés ;

5.Au niveau de l’espérance de vie : Au Burundi, l’espérance de vie est autour de 50 ans, elle est l’une des plus faibles d’Afrique et la dernière en Afrique de l’Est. Le Burundi est en retard de 10 ans par rapport aux autres pays de l’EAC ;

6.Au niveau de l’exportation : le Burundi est le pays qui exporte le moins au monde avec très peu d’entreprises exportatrices ;

7.Au niveau des Investissements Directs Etrangers : Le Burundi est le pays qui reçoit très peu d’Investissement Directs Etrangers dans le monde (moins d’1.000.000USD) alors que d’autres en engrangent plus de 300.000 millions (pays de l’EAC) ;

8.Au niveau des recettes touristiques : le Burundi est un pays qui reçoit encore très peu des recettes touristiques. En effet, au moment où les autres pays engrangent plus de 300 millions d’USD, le Burundi bat le record avec moins de 5 millions d’USD (2014) ;

9.Au niveau du taux d’investissement et taux d’industrialisation : A ce niveau, le taux d’investissement et d’industrialisation du Burundi est le plus faible du monde. Le secteur secondaire est à moins de 15% du PIB ;

10.Au niveau d’accès à l’électricité : Le Burundi est l’un des pays les moins électrifiés d’Afrique. Ainsi, la consommation électrique est estimée à 30Kwh/hab./an. Au moment où la moyenne africaine est 150kwh/hab./an, au Burundi le taux d’accès à l’électricité est de moins de 5% de la population et 7% seulement des ménages y ont actuellement accès : avec une puissance électrique de 50MW ; d’où la plus faible d’Afrique.

11.Au niveau d’urbanisation : le Burundi est le pays le moins urbanisé du monde avec environ 90% de la population rurale et 2% de la population seulement a accès à l’électricité en milieu rural ;

12.Au niveau de la mobilisation des ressources : le Burundi est l’un des 5 pays les plus dépendants de l’aide publique au développement (APD) pour faire décoller son développement selon les rapports de la Banque Mondiale;

13.Au niveau de la gouvernance : le Burundi est toujours épinglé comme l’un des pays les plus corrompus du monde par Transparency International. C’est l’un des pays qui affiche une faiblesse institutionnelle d’après Mo Ibrahim dans la gouvernance. Actuellement, il a une note faible dans le cadre de l’évaluation de la Banque Mondiale (CPIA : Country Policy and Institutional Assesment) et continue de perdre des places avec le classement de Doing Business de cette année. Sans oublier son classement dans le groupe des pays fragiles en Afrique (stabilité politique).

En conclusion, à voir la place qu’occupe le Burundi dans le classement des pays en Afrique et dans le monde au niveau de plusieurs aspects, PARCEM estime qu’il est insensé que les burundais continuent à entretenir des crises politiques et à se chamailler.

Pour ce, PARCEM lance un appel vibrant à chaque burundais, ses dirigeants, sa jeunesse à prendre conscience de cette place dans le concert des nations.