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Message de PARCEM à l’occasion de la célébration de la journée internationale contre la brutalité policière

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Le 15 mars de chaque année, le monde entier célèbre la journée internationale contre la brutalité policière. A cette occasion, PARCEM a animé une conférence de presse à laquelle elle a porté à la connaissance du public de son analyse faite à travers ses observations et investigations sur l’état des lieux de la brutalité policière, ses causes et les pistes de solutions proposées pour y remédier.

 

 

En effet, le rôle de la police dans la vie de la nation est très fondamental : elle est le pilier de l’ordre et de la tranquillité public, de la lutte contre les criminalités diverses, de la protection et de la sécurité des citoyens sans oublier l’application des lois de la République. En effet, c’est à travers elle que l’Etat concrétise son droit de violence légitime.

D’après les investigations et analyses du service SEIDS (Service d’Ecoute, d’Investigation, de Dénonciation et de Suivi) de PARCEM, les causes de la brutalité policières suivantes ont été identifiées :

ØDétournement du droit de l’usage de la force à des fins personnelles ;

ØIndiscipline et mauvaise perception du concept "police de proximité" ;

ØSéquelles du passé et attachement à leur provenance politique alors que la police est un corps strictement apolitique. Ce qui influence quelques fois leur comportement vis-à-vis des militants ;

ØFaible soumission de l’autorité policière à l’autorité civile. La force et la puissance se mesurent dans la détention de l’arme ;

ØL’inaction et manque de mécanisme d’évaluation citoyenne de la police et culture de redevabilité chez cette dernière ;

ØMauvais traitement de la police suite à la corruption surtout le détournement des vivres destinés à l’alimentation et du carburant ;

ØL’indiscipline de certains civils qui veulent instrumentaliser la police, qui affichent une violence verbale devant elle ;

ØProcédures d’arrestations en dehors de la loi ;

ØInstitutions des droits de l’homme qui ne sévissent pas contre ces cas et impunité ;

ØLe spectre d’un pays en crise qui alimente des soupçons envers des personnes taxées de collaborer avec les groupes rebelles.

 

Toutefois, PARCEM trouve que le Burundi possède des atouts pour y faire face notamment : la nouvelle loi sur le fonctionnement de la police qui consacre la transparence dans la gestion et les articles qui protègent les droits humains notamment l’article 2,8,12,13,33,90,310,311 et 315), les nouvelles autorités policières.

Pour ce, elle propose des pistes de solutions suivantes :

ØSensibilisation de la police, au cas échéant formations qui se baseraient sur les principes du respect des droits de l’homme.

ØTolérance zéro à la corruption

ØMettre sur pied un mécanisme d’évaluation policière par les citoyens.