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Message de PARCEM à l’occasion de la Journée Internationale de la femme

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A l’occasion de la Journée Internationale de la femme, célébrée chaque 8 mars, PARCEM vient d’organiser un point de presse où il vient de faire un point sur l’organisation de cette journée au Burundi et les grands défis qui hantent la femme burundaise. PARCEM constate que cette journée est célébrée par des simples manifestations folkloriques au lieu de servir d’occasion de discuter sur les grands défis qui hantent la femme burundaise.

De part son travail d’investigation et d’observations, PARCEM  a constaté les grands défis qui hantent la femme burundaise:

 

a.     Les violences faites aux femmes: malgré l’existence de la loi sur la prévention des violences basées sur le genre, le degré de violence envers les femmes reste encore élevé. Cela serait dû à l’impunité dont bénéficient certains auteurs. (les pratiques de polygamie, les violences sexuelles et conjugales,  les grossesses non-désirées, les éducateurs qui engrossent les élèves, etc.) ;

b.     Le problème de la succession : La femme burundaise fait face au grand défi lié à la transmission de la terre (manque de la loi sur la succession) dans le milieu rural. Même le projet de loi qui était en discussion est tombé dans les oubliettes !

c.      L’autonomisation des femmes: L’autre défi non moins important pour la femme c’est la situation socioéconomique précaire qui la met dans la situation de dépendance économique. Cette situation fragilise la femme et accentue sa vulnérabilité avec un taux de fécondité élevé (en moyenne six enfants par femmes).

d.     Le défi de solidarité des femmes elles-mêmes : Les femmes qui sont dans les places de prise de décision oublient le rôle de défendre leurs consœurs femmes et leur opinion devient disparate en fonction de leurs opinions politiques.

e.     La discrimination au niveau politique : le code électoral burundais contraint les femmes à se faire élire dans les circonscriptions de leurs maris plutôt que de les laisser le choix de se faire élire là où elle se sent plus avantageuse dans sa vie politique.

f.       Le forum National des femmes : Le Forum National des femmes devrait être strictement apolitique pour débattre sans faux fuyants sur les défis de la femme. Son instrumentalisation politique limite la synergie d’action entre les femmes et partant la dispersion d’efforts.

 

En définitive, PARCEM lance un appel vibrant à la 1ère Dame du Pays de s’investir personnellement dans la lutte contre l’impunité dont bénéficie certains administratifs qui commettent des abus et qui utilisent leur poste de fonction pour se protéger contre les sanctions.