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Atelier d’échange sur la problématique liée à l’accès au crédit et délai de grâce

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Toujours dans sa campagne nationale de plaidoyer fait par les jeunes dans le cadre du projet « Jeunesse pour la consolidation de la paix au Burundi, Y4PBB II », PARCEM en collaboration avec les membres de la plateforme nationale de plaidoyer (initiée par PARCEM) ont organisé en date du 12/12/2018 un atelier sur la problématique lié à l’accès au crédit pour les jeunes. L’objectif de cet atelier était de :

       Soumettre les doléances des jeunes aux Banques et micro finances pour qu’un délai de grâce de trois mois leur soit accordé.

       Plaider pour la mise en place d’un Fonds de financement spécifique pour l’Insertion économique des Jeunes à des conditions préférentielles car un manque grandissant de moyens financiers à des taux préférentiels s’observe actuellement pour soutenir spécifiquement les initiatives économiques des jeunes.

       Sensibiliser les Banques et les Micro finances sur les défis relatifs aux processus de remboursement de jeunes qui démarrent les microprojets avec un crédit sans période de grâce ;

Au cours de cet atelier, les jeunes ont pu exprimer les difficultés qui les bloquent dans leur insertion socio-économique notamment :

 

       Les banques et micro finances sont réticents à donner les crédits aux jeunes pour plusieurs raisons ; les projets sont mal faits avec manque de professionnalisme ou avec manque d’expérience dans le métier ;

       Difficultés d’accès au crédit à des taux préférentiels et manque de délai de grace une fois contracté des crédits

 

Pour ce, ils ont recommandé ce qui suit :

       Le délai de grâce est très nécessaire pour ne pas handicaper les investissements.

       Un calcul de la période de rentabilité pour chaque projet doit être fait pour savoir la durée de grâce à demander à la banque ou micro finance et ceci ensemble avec la Banque ou la micro finance concernée. Il faut donc consolider le partenariat de confiance entre les jeunes et les institutions bancaires et micro finances. Les jeunes doivent être honnêtes, présenter leurs forces et faiblesses et ces institutions doivent à leur tour aider les jeunes à surmonter ses obstacles.

       Il faut débloquer les fonds pour les crédits au temps planifié pour ne pas rater les opportunités de marché.

       Un fonds de garantie spécifique pour les jeunes permettrait de diminuer la résistance des banques et micro finances mais aussi de négocier avec ces dernière  taux d’intérêt préférentiel pour les jeunes et d’atteindre un grand nombre de jeunes dans tout le pays.