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Atelier d'échange sur la problématique liée aux frais d'adhésion

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Dans sa  campagne nationale de plaidoyer fait par les jeunes dans le cadre du projet « Jeunesse pour la consolidation de la paix au Burundi, Y4PBB II »,PARCEM en collaboration avec les membres de la plateforme nationale de plaidoyer ont  organisé en date du 4 décembre 2018, un atelier  sur " La problématique des frais d’adhésion "qui a vu la participation d’un grand nombre des invités notamment les chefs de groupements, les représentants des Ministères, les représentants des Organisations de la Société Civile œuvrant dans la promotion des jeunes etc.

En effet, les frais d’adhésion sont  un montant exigé par les anciens du métier aux nouveaux qui veulent débuter le métier,  une exigence non formelle mais qui constitue un obstacle pour l’esprit d’entreprise. Ces frais d’adhésion varient en montant  mais également pour la raison de payement en fonction du métier.

Le blocage des jeunes dans l’entreprise des micro projets suite aux frais d’adhésion aux groupements  est un problème qui les  freinent par la lourdeur des impôts et taxes au démarrage et dans le développement de leurs entreprises.

PARCEM constatent que ces frais constituent un véritable blocage de l’insertion socio-économique de la jeunesse car :

       les jeunes ne savent pas quel montant il faut payer et  quand il faut payer ces impôts et taxes.

       Egalement, ils éprouvent des difficultés de trouver cet argent quand ils sont encore au début ou quand l’entreprise n’a pas encore généré d’intérêt.

       Difficulté d’obtenir un crédit soit par manque de garantie, soit par  manque d’expérience dans la formulation de projet rentable, soit par manque de crédibilité liée à la jeunesse auprès des institutions financières

Après échange et débat, les participants ont beaucoup apprécié cette initiative de PARCEM et ont recommandés ce qui suit :

       Il faut  formaliser les frais d’adhésion bénéfique pour les anciens et les nouveaux et qui ne constitue pas un obstacle de démarrage de l’activité génératrice de revenu ;

       Il faut un payement sur base de quittance ou  reçu et pour l’intérêt des nouveaux et anciens ;

       Il faut former des groupements, les coopératives, les associations dans les différents secteurs d’activité pour résoudre ensemble les problèmes qui les concernent mais pas ceux qui profitent des membres ;

       Il faut une implication de l’administration dans la régulation des frais d’adhésion en attendant une loi ou ordonnance en la matière ;

       Il faut que  cet argent soit utilisé pour des fins de sécurité sociale.