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Evaluation de PARCEM sur le processus de financement électoral de 2020

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PARCEM a fait sa première évaluation du processus de collecte des contributions de financement des élections au cours d’un point de presse animé ce mardi le 20 février 2018.

En effet, depuis un certain temps, le Gouvernement  du Burundi a déclaré sa capacité de s’autofinancer dans le processus électoral de 2020 et le barème de contribution de tout citoyen selon son rang social a été mis en place par l’Ordonnance Ministérielle conjointe signé par le Ministre des finances et de la planification du développement économique  et celui de l’intérieur et de la formation patriotique. Ainsi, PARCEM trouve que

certains défis persistent pour rendre transparent ce processus électoral. Il s’agit entre autres :

·       Le coût estimatif des élections reste un agenda caché ;

·       La contribution de l’Etat reste encore secrète ;

·       Le statut du compte aussi n’a pas encore été clarifié ;

·       L’institution ou la commission chargée de collecte des cotisations n’a pas encore été mise en place ;

·       Pas de loi éclairant ce processus électoral ; et autres.

Par conséquent, l’Ordonnance Ministérielle sera difficilement mise en application d’autant plus que le dialogue social promis n’a pas eu lieu sans oublier des divergences constatées entre les deux Ministères.

Pour ce, PARCEM recommande ce qui suit :

ü  Prendre un engagement d’appliquer ce qui est écrit ;

ü  Eviter l’excès de zèle : pourquoi percevoir d’autres fonds dans les quartiers et afficher ceux qui n’ont pas contribué alors qu’on fait du prélèvement sur le revenu?

ü  Mettre en avant la transparence dans le processus de collecte des contributions ;

ü  Respecter le principe démocratique de séparation de pouvoirs qui limite les abus dans un  pays en vue de protéger les  citoyens car le pouvoir exécutif reste dominant. Dans ce cas, PARCEM invite les contre-pouvoirs d’assurer parfaitement leurs fonctions.