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Pénurie du sucre dans tout le pays

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L’une des grandes usines encore fonctionnelle au Burundi c’est la société sucrière du Moso(SOSUMO) située en commune de Bukemba de la Province de Rutana. Cette société créée  le 13/7/1982 sous le Président Bagaza s’était fixé l’objectif de faire face à la demande croissante de sucre dans le pays et surtout d’économiser des devises en évitant l’importation du sucre. Or, malgré les efforts de la SOSUMO, le sucre reste insuffisant et se vend à des prix exorbitants sur le marché et de façon répétitive. Actuellement, le sucre est devenu rare partout dans le pays.

 PARCEM a contacté les vendeurs des différents coins du pays et constate que le prix du sucre est passé de 1.850 FBu le kilo prix officiel à 4000 francs le kilo et le prix d’un sac de 50 kg  qui s'achetait d'habitude 102 000 FBu est aujourd'hui disponible pour 150. 000 FBu.Les clients, excédés par cette flambée du prix ne l’achètent plus que par petit cornet dont le prix ,100 FBu pièce est abordable et stable.

Selon les rapports de la SOSUMO, la variation de la production du sucre est présentée sous forme d’une courbe sinusoïdale à titre d’illustration : en 2012-2013 : 23149 tonnes de sucre ; 2013-2014 : 25802 tonnes et 2014-2015 la production est de 23012 tonnes. L’Administrateur Directeur Général de la SOSUMO, Donatien NIJIMBERE, dans une interview accordée au groupe de presse IWACU, justifie cette pénurie en expliquant que cette année, la pluie attendue au mois de mars n’est tombée qu’au mois de Mai, moment du démarrage de l’usinage et  par conséquent la maturité de la canne à sucre a trainé.

Toutefois, il se s’observe que le sucre zambien commence à gagner le marché au détriment du produit de la Sosumo qui est d’ailleurs de qualité. Les consommateurs de ce produit se plaignent que cela serait dû au fait que le sucre de la SOSUMO serait volatilisé dans les pays limitrophes où il se vend très cher d’où PARCEM demande aux responsables administratifs  et policiers de redoubler d’efforts pour vérifier cet état de chose et partant arrêter des mesures  nécessaires pour aider cette société à atteindre ses but ultimes en l’occurrence économiser des devises en évitant l’importation du sucre.