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Conférence-débat sur le thème :" la gestion négociée de l’espace public."

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PARCEM a mis sur pied  le Cercle de Réflexion Intellectuelle « Murikira Uburundi » sous forme de think-tank permettant  des débats hautement scientifiques et intellectuels sur des situations, des phénomènes et des crises sociopolitiques tant au niveau national qu’international. Cela permettra d’avoir des réflexions menées avec rigueur et objectivité.C’est dans ce sens que PARCEM  a organisé en date du 30 septembre 2015, le premier débat sur le phénomène de la crise actuelle dans un sens strictement intellectuel sur le thème : « La gestion négociée de l’espace public».

 Le conférencier du jour, Professeur Pascal Rwankara a fait savoir que le secteur de la paix et de la sécurité est en perpétuelle mutation eu égard aux conflits et aux craintes qui secouent notre pays. En effet, dans ces derniers mois, le Burundi a connu des manifestations populaires dans plusieurs localités tant urbaines que campagnardes. Le Burundi étant un pays démocratique, il ouvre la voie, à travers certaines dispositions constitutionnelles et la loi sur les manifestations publiques, aux citoyens de manifester leur mécontentement.  Or, les pouvoir publics et les forces de l’ordre sont confrontés à un dilemme crucial lors de rassemblements collectifs dans la rue de personnes souhaitant exprimer leur mécontentement face à la candidature dite inconstitutionnelle du Président Pierre NKURUNZIZA. Pas seulement à cette occasion, tous ceux qui ont tenté de faire part de leur opinion, ou qui désirent simplement assister ou participer en groupe à des activités récréatives ont été malmenés soit emprisonnés, soit mis à tabas.

 Signalons qu’au cours de cette conférence-débat, certaines recommandations ont été formulées à l’endroit de tous les acteurs clés:

 Aux pouvoir publics  et corps de défense et de sécurité en tant que gestionnaires des manifestations:

  • D’avoir le courage de négocier avec les citoyens afin de trouver solutions face au mécontentement de ces derniers car le gestionnaire du pouvoir détient tous les moyens ;
  • Respecter scrupuleusement notre constitution qui est la meilleure et contenant toutes les garanties.
  • Former les corps de défense et de sécurité pour les rendre plus professionnels et par voie de conséquence les rendre véritables institutions républicaines ;
  • Réhabiliter dans les meilleurs délais les médias détruits pour arrêter la propagation des rumeurs ;
  • Ne pas assimiler toute forme de réclamation des droits (grève, manifestations et réunions publique) à des mouvements d’insurrections alors qu’ils sont autorisés à travers tous les textes que le Burundi ratifiés ;
  • Avoir le courage d’interpréter les lois dans le sens de l’intérêt supérieur de la nation et non selon les intérêts sectaires ;

b.     Aux citoyens et organisateurs des manifestations :

  • De se conformer aux textes réglementaires en vigueur et respecter les instructions des pouvoirs publics quant aux actions de réclamations de leurs droits ;
  • De soigner le langage devant les dépositaires du pouvoir public pour éviter de se confronter  à ces derniers et partant provoquer le pire dans la gestion des manifestations ;
  • Avoir le courage de négocier avec les pouvoirs publics plutôt que de recourir  à la forcer ce qui enfin de compte traduit les conséquences fâcheuses de toute part ;

A PARCEM :

  • De multiplier des telles occasions pour permettre aux intellectuels burundais qui apparemment ne sont pas considérés par les décidaires pour leurs éventuelles contributions sur des situations multidimensionnelles 
  • Adjoindre les jeunes des universités pour les aider à discuter et réfléchir sur des situations, phénomènes et crises du pays ;
  • Organiser de tels débats avec des thèmes variés sur la vie de la nation ;